Archive | Invités.

Invité #6. François Kermoal.

François Kermoal est journaliste. Mais c’est surtout une sorte de grand timide. Ou de vrai modeste. Il a écrit pendant des années, chaque semaine, un éditorial brillant sur le monde (curieux) de la pub dans Stratégies dont il était rédacteur en chef. Puis il s’est attaqué à faire de L’Entreprise un mensuel moderne (sans porter un T-shirt rayé blanc et bleu). Et il y est parvenu, juste au moment où les entreprises devinrent malaimées (à partir du 6 mai 2012 environ). François écrit mieux que bien ; un jour il fera un livre, ou réalisera un film. Il hésite encore. Il croit à Internet, à la technologie, au digital, et certains soirs, quand on discute de ce monde-là (merci le petit Ventoux), il me trouve ringard. Je lui ai demandé de nous présenter l’un des ses coups de cœur.

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« Que ferions-nous si nous pouvions changer le passé ? En profiterions-nous pour (nous) inventer une autre histoire, un autre destin? Quand Elias Ein, un septuagénaire un peu fatigué par la vie, débarque à Braunau pour y couler une retraite paisible, il ne se doute pas que la maison qu’il vient d’acquérir dans ce bourg autrichien paumé renferme un trésor : une bibliothèque qui sert d’écrin à toutes les vies du monde. Le Livre secret va faire basculer la sienne, au propre et au figuré. Ce premier roman haletant de Gregory Samak, écrit comme une conte, est aussi une belle histoire littéraire. Le livre a d’abord été auto-édité par son auteur dans une version numérique pour Kindle. Les commentaires élogieux de ses premiers lecteurs ont persuadé Flammarion Versilio de l’imprimer sur papier. Pour de vrai. »

 

 

 

 

 

Invitée #5. (Une) femme nue devant sa glace.

Ce qu’il y a de formidable avec un libraire (contrairement à une machine), c’est qu’il vous conseille au mieux et vous fait rencontrer des livres que vous n’attendiez pas.
Ce qu’il y a de formidable avec un libraire formidable, c’est qu’il a toujours faim de découverte : vous pouvez aussi lui faire découvrir un livre.
Lorsque j’ai parlé de celui de Jean Grégor, Femme nue devant sa glace, (Ed. Fayard), à Lydie Zannini (libraire à Bourg-en-Bresse), elle l’a lu tout de suite et, comme moi, l’a savouré. Elle en parle d’ailleurs très bien : « Nathalie, fille paumée, née en province, montée à Paris. McDo, cigarettes, tapin… Retrouvée inerte tabassée sur un trottoir. Robence le flic remonte à la source de son passé pas facile, mais on comprend que la lâcheté des hommes l’a accompagnée souvent. Sa vie ne fut pas drôle.
Désolée messieurs, ce livre n’est pas un roman en votre honneur. Quoique. Un flic va améliorer mon regard sur la gent masculine. Sa femme aussi d’ailleurs. Un couple que j’aimerais bien connaître car il en faudrait beaucoup comme eux ». Merci Lydie. Et merci Jean.

17 may 14

Disponible à la Librairie du Théâtre Zannini. 8 Cours de Verdun. 01100 Bourg-en-Bresse et dans toutes les autres bonnes librairies.

Invitée #4. Valérie Tong Cuong.

Valérie pourrait être un personnage de roman. Elle est belle, douée, mariée à un très chouette type (auquel elle dédie tous ses livres), elle chante, elle enchante, elle ne mange pas de gluten, boit peu mais de l’excellent, du classé, aime rire ; elle est attentionnée, attentive aux autres et possède un sourire désarmant. Elle a écrit 9 livres et loin d’y décrire des personnages formidables (comme elle), elle s’attache à nous faire aimer ceux que la vie n’aime pas (ou plus).
Dans L’Atelier des miracles (Lattès 2013), elle en fait une époustouflante démonstration. Et comme chez elle la bienveillance n’est pas antithétique du chagrin, elle a obtenu le Prix de l’Optimisme pour ce roman. Ce qui tombe bien en ces périodes… hollandaises.
Je lui ai demandé de nous présenter un de ses livres coup de cœur. Le voici :

12 may 14

« Qu’y-a-t-il de plus irrésistible que la mer ? Une histoire d’amour, peut-être…
Car contrairement à la mer, on n’entre pas dans une histoire d’amour seulement jusqu’aux genoux. » À Patelin, petit village victime de la désertification médicale, le conseil municipal a une idée des plus surprenantes pour attirer un jeune docteur : lui faire croire jusqu’à l’absurde que Patelin est situé en bord de mer. Tous s’emploient à mettre en scène la supercherie. Tous, sauf Louise, tout juste rentrée de Paris, où ses rêves d’avenir viennent d’être piétinés lors d’un casting cruel pour un télé-crochet. Avec « Presque la mer », d’une écriture comme toujours délicate et précise, Jérôme Attal nous emmène dans une comédie tendre, une promenade aussi poétique que loufoque – sans se priver d’épingler certains de nos travers ou de nos méprises. Un roman qu’on lit le sourire aux lèvres et dont on sort le cœur plus léger !« (…) les jolies filles aiment les voyous, ne serait-ce que pour se prouver dans leurs moments fragiles qu’elles sont jolies, puisqu’elles pensent que les voyous et les voleurs chapardent uniquement ce qui est joli. En fait, les voleurs volent principalement ce qu’ils estiment pouvoir revendre, et la plupart du temps, cela ne concerne en rien la beauté ».

Invitée #3. Régine Salvat.

6 may 14

Je partage avec Régine la même date de sortie de nos premiers livres, en 2011. Notre premier salon à Limoges. Nos premières dédicaces (les mains tremblantes, la gorge sèche). Nos premières grandes joies de jeunes auteurs. Nous débarquions dans un nouveau monde et nous nous protégions l’un l’autre. Si Régine est devenue une amie, elle est surtout une biologiste brillante et une maman formidable. Ce sont ces deux qualités qui en ont fait un bel auteur. Dans Une histoire à tenir debout elle raconte celle de son fils Rémy, qui s’était promis de ne pas aller plus loin lorsqu’il ne pourrait plus marcher. Alors, quand il est tombé, Régine a pris son stylo à deux mains et a dessiné le chemin parcouru par son fils. Le résultat est ce livre bouleversant et fier ; touchant et plein de vie. Rencontrez-le, c’est important. (Editions JC Lattès. Toujours en vente depuis le 10 janvier 2011). J’ai demandé à Régine de nous partager l’un de ses récents coups de coeur, le voici:

6 may 14 bis

« Lancez-vous sur les traces du héros de ce roman.  Il est jeune, sympathique, dévoué et rebelle. Ni mousquetaire, ni noble, l’ami Nicolas, mais chirurgien ambulant durant le règne de Louis XIV, loin de la cour, embarqué sur les routes, confronté à mille mésaventures. Et amoureux, bien sûr. N’hésitez pas, lisez ce formidable roman historique d’Eric Marchal.
920 pages (pas une de moins) qui se dévorent. Admirable « travail d’auteur », il allie une écriture vivante et imagée à une qualité historique inouïe. On y découvre les recherches d’un jeune chirurgien qui refuse de suivre les classiques préconisations des médecins (saignée suivie de saignée), qui améliore ses techniques sur les champs de bataille et soigne aussi bien pauvres et riches. Evidemment, mon âme médicale s’est délectée de certains passages, décrits avec précision mais en termes simples, avec suspens et humour parfois. Dont les soins sur plaies, onctions « antisyphilitiques », opération de crise de calculs, technique de césarienne, soins de fracture du crâne pour éviter de trépaner : «  J’ai couvert l’os avec des plumasseaux imbibés de baume de Fioraventi et l’ensemble de la plaie avec du baume d’Arcéus et de l’huile de rosat » et autres défis… Chapeau à cet écrivain rencontré lors du Salon d’Attignat, un homme qui allie modestie au talent et nous a confié avoir mis quatre ans à créer ce récit tant les détails sont le fruit de recherches approfondies ».

Invité #2. Philippe Routier.

Philippe est un type épatant. J’aime bien ce mot, « épatant ». Il m’a été remis à l’oreille par Patrice Leconte, qui l’utilise beaucoup. Epatant, ça va de remarquable à stupéfiant. Quand j’ai lu ses Noces de verre (Stock, 2012), j’ai été stupéfait : j’ai adoré le dessin de ses mots, au scalpel ; ses phrases précises, qui mènent aux âmes et aux tourments. Alors j’ai remonté le temps, j’ai lu ses autres livres et ils étaient tous… épatants.
Bonne nouvelle, son cinquième roman paraît le 7 mai, toujours chez Stock. Il a pour beau titre L’Enfant du parc. J’ai demandé à Philippe de nous faire part d’un de ses coups de cœur. Le voici :

27 apr 14

« Anne Plantagenet nous conte, dans ce récit dense et sensible, comment elle a incité son père pied-noir à l’accompagner en Algérie, un pays qu’il a quitté quarante-quatre plus tôt et où il pense ne rien pouvoir reconnaître du passé familial. Son énergie autant que sa détermination auront raison des réticences de cet homme discret qui, une fois arrivé sur la terre natale, reprendra l’initiative. Le voyage est bref mais la jeune femme l’a longuement médité. Elle l’entame alors que sa grand-mère, la truculente Antoinette Montoya, vient de mourir et que, par passion pour P., elle vient de détruire ce qu’elle avait jusque là pris pour un idéal de vie. Commencent alors pour les deux voyageurs la redécouverte de leurs origines et pour la narratrice la fuite assumée de son chaos sentimental. Mais ce qui touche peut-être le plus dans la courte expérience de ce voyage, c’est  combien la pudeur vient régler la distance entre Anne et son père et aussi comment s’exprime l’histoire de leur mutuelle tendresse ».

Invitée #1. Lydie Zannini.

Lydie est une femme formidable. Elle adore le poulet de Bresse. Elle adore faire du poulet de Bresse pour ses amis. Elle adore les gens. Elle les adore sincèrement. Je ne l’ai jamais entendue dire du mal de qui que ce soit, bien au contraire. Elle m’a fait connaître Barbara Constantine et nous avons eu d’immenses fous rires tous les trois. Elle est aussi une libraire géniale qui, lorsqu’elle aime un livre, le fait aimer. Le fait s’envoler. Elle participe au Salon du Livre d’Attignat, qui, cette année, se tiendra le 12 octobre (à Attignat). Elle n’a qu’un défaut : un gros chien-loup qui me regarde comme une saucisse. J’ai demandé à Lydie de nous présenter l’un de ses coups de cœur. Le voici.

24 apr 14

 » Sa naissance est prévue le 5 mai 2014 .
Le père, Jean Paul Didierlaurent, espère que tout se passera bien.
Nous, les tatas et tontons libraires, attendons en préparant sa venue.
La preuve, on en parle avant son arrivée pour lui assurer un coussin rempli du duvet le plus moelleux qui soit.
Qui est ce nouveau-né ???
Le liseur du 6h27.
Un jeune homme, Guylain Vignoles, vole des feuilles de livres invendus du pilon, machine sur laquelle il travaille toute la sainte journée.
Son bonheur est de les lire aux passagers du RER. Jusqu’au jour où il va trouver une clé USB sur laquelle la vie intime d’une dame-pipi est racontée avec beaucoup d’humour !
Que feriez-vous à sa place ? That is the question ?
Moi, j’ai d’emblée voulu la connaitre cette dame, et je suis sûre que vous aussi !
Mais patience.
Le bébé va naître bientôt. »

Librairie du Théâtre. 8, cours de Verdun. 01000 Bourg-en-Bresse.