Archive | Les potes.

Dieu fait un malheur.

CV de Dieu

Quelle joie de lire que le texte hilarant de Jean-Louis, après un succès en librairie fait un triomphe au théâtre. Attention cependant à ne pas considérer que les plus de 5 millions de spectateurs évoqués dans le bandeau rouge sous l’affiche triomphale sont la comptabilité des entrées du CV de Dieu*, bien que ce dernier nous ait habitué à quelques surprises – souvenez-vous de la multiplication des pains et des poissons (Jean 6:1-21). C’est en tout cas tout le mal qu’on souhaite à cette joyeuse pièce.
*Le CV de Dieu, de Jean-Louis Fournier, au Livre de Poche. Et désormais au théâtre de la Pépinière.

I va avoir some difficulty to parler english, now.

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Jocelyne (from The List of my desires), Jeanine and Scarlett (from The first thing you see), Antoine and Joséphine (from We only saw happiness) et moi, are extremely saddened by the passing of our extraordinarily talented English translator, Anthea Bell. May you rest in peace, chère Anthea.

 

Les loups sont entrés dans les écoles.

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Que des élèves d’un lycée de la Somme refusent de lire un auteur au prétexte qu’il ne serait pas totalement français relève pour moi de la plus dangereuse des dérives. Honte à eux, à leurs parents, à tous ceux qui inoculent ce poison de l’intolérance débile. Heureusement nos gentilshommes et gentes dames du Parlement on prévu des lois contre les comportements racistes. En voici un. Appliquons la.
Mais surtout, lisez (et relisez) les livres de l’ami Akli, ils sont justes formidables. Ils sont ici.

On ne voyait que le bonheur au Liban.

Après un fabuleux Festival d’Avignon en juillet, c’est au Liban* que Grégori Baquet et Muriel Huet des Auney jouent On ne voyait que le bonheur. Un bonheur en plus, en somme.

Liban

*Représentations 3, 4 et 5 novembre à 20 h 30 au Théâtre Al-Bustan.

Le bonheur n’a pas de prix (littéraire).

Frank Andriat Le bonheur

Rentrée littéraire 2017. Au milieu des mastodontes de la rentrée, des compétiteurs de la plus grosse quéquette littéraire, voici un livre qui nous arrive, sur la pointe des pieds, ou plutôt sur les roulettes silencieuses d’une valise légère, et nous parle de ce tout petit truc qu’on oublie dans nos vies compétitives (comme une rentrée littéraire par exemple, le stress des listes de Prix, la violence des chiffres de vente ou des critiques qui ne sont pas toujours aimables, etc), dans nos vies encombrées : le bonheur. Pas celui des autres ou du monde, non, le nôtre, le petit, l’immense, celui qui équilibre nos existences et nous harmonise. Frank Andriat (que je ne vous présente plus) ose un livre* simple, généreux ; un personnage, Selma, nerveuse comme un écrivain en ce moment, engagée parce qu’elle est belle et que certains patrons pensent encore que la beauté (le tour de poitrine et la courbe des fesses, en fait) permet d’obtenir des contrats, une femme perdue en elle-même, qui, par la grâce d’une rencontre un jour de grève de la SNCF, va remettre ses pendules à l’heure. (La rencontre s’appelle Grégoire, il travaille dans l’édition et, page 133, croise un autre Grégoire, ce qui est assez drôle vous verrez). Et il n’en faut pas plus à Frank pour nous dérouler son histoire, sa chanson d’amour de la vie et du présent, un conte d’apparence légère, à contre-courant de tout ce qui vient d’être publié, et que j’ai lu avec joie comme on reçoit une brise vivifiante un après-midi d’orage. Un livre que tous les écrivains qui espèrent un Prix d’automne devraient lire. Histoire de se détendre.
*Le bonheur est une valise légère, de Frank Andriat. Éditions Marabout. En librairie depuis le 23 août 2017.