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Le conseil du Vavasseur.

Quelques jours de transat encore. A suivre, ce conseil de Pierre, à propos du très bon livre de François.

Vavasseur

Article paru dans Le Parisien-Aujourd’hui en France, le 19 août 2015.

Cadeau Bonux.

Lafitte

Je connais assez bien Philippe Lafitte pour avoir eu le plaisir de travailler avec lui dans la réclame où il officiait en tant que (très bon) directeur artistique -c’est à dire qui s’occupait des images. Et voilà douze ans déjà, que les images, il les a dessinées avec des lettres, qui ont formé des mots, qui ont tracé des phrases, qui ont donné naissance à Mille Amertumes*, son premier (très bon) roman.
Quatre livres plus tard, le revoici avec un nouveau texte** trépidant à souhait, à la croisée de deux mondes -Belleville et Shanghai ; une histoire d’amour sur fond de voyous, de chocs de culture, de bastons, de mensonges, de peaux douces comme des promesses, et de cicatrices jamais vraiment refermées, creusées à l’époque sombre d’Hô-Chi-Minh, et mille fois ravinées depuis. Un roman vif comme L’Homme de Rio (Philippe de Broca, 1964), sombre comme Roméo et Juliette (William Shakespeare, 1597) ; et tiens, puisqu’on parle de cinéma et de scène, Philippe, en ex (très bon) publicitaire qu’il est, a mis dans son roman un cadeau Bonux : de quoi faire un film jubilatoire et/ou une formidable série télé. C’est ce qu’on lui souhaite au plus vite.

*Mille Amertumes, éditions Buchet/Chastel, 2003. Ont suivi : Un monde parfait, Etranger au Paradis et Vies d’Andy (Le Serpent à plumes).
**Belleville Shanghai Express, Philippe Lafitte, éditions Grasset. En librairie depuis le 4 mai 2015.

Dans la famille Fournier, la maman.

De retour ce soir du Salon du Livre de Bondues (Nord) avec une excellente nouvelle qui devrait atteindre nos rives en septembre.

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Soudain un inconnu vous offre un disque.

Un jour, alors que vous êtes dans une sorte de supermarché culturel, un type s’approche de la table derrière laquelle vous installé, et sur laquelle sont posés quelques exemplaires de vos livres. Il vous dit qu’il adore votre travail et qu’il aimerait vous faire un cadeau. Alors il vous donne un disque. Son disque*. Vous le remerciez bien sûr (c’est moins grossissant que des chocolats) et, plus tard, en rentrant sur Paris, bloqué dans les embouteillages, vous écoutez le disque. Et là, paf. Vous avez les tripes qui remuent. Vous pensez aux mélodies d’Ólafur Arnalds. A certains trucs grâcieux d’Alexandre Desplat. Et vous n’avez qu’une envie. Faire savoir qu’un putain de compositeur est né.

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*La désillusion de Léa, Stéphane Giardina, Lalouine éditions.

Après Mick, Pierre.

Vavasseur

L’immense Pierre Vavasseur (journaliste à la plume velue, écrivain doué et poète pudique lorsqu’il ne chante pas) nous revient enfin avec sa guitare, ses grolles graves et des chansons douces comme les chantait ma maman ; apaisantes, même, à côté desquelles dit-il, Carla Bruni, c’est les Shaka Ponk. Ne pas y aller c’est se priver d’un peu de la beauté du monde.
Deux dates, donc : Le jeudi 4 décembre à 20h15 au Café de la Mairie*, 51 rue de Bretagne, 75003 Paris. Et le vendredi 12 décembre à 19h30 au Théâtre de l’Alliance Française**, 101 boulevard de Raspail, 75006 Paris.

* Au premier étage, dans une salle à l’acoustique entièrement rénovée. Le patron apprécierait une conso.
** En ouverture de la soirée « Mots en Musique ». Présentation par Jérôme Clément. Entrée libre. Cocktail après. Très chic, quoi.

À bout de souffle.

Je me souviens de L’Enfant de bohème, un formidable recueil de nouvelles. Et de son rôle de l’inspecteur Vidal dans  À bout de souffle de Jean-Luc Godard. Une belle mélancolie, ce monsieur Boulanger.

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Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.

On m’a souvent demandé pourquoi les fins de mes livres n’étaient pas heureuses. Parce que, depuis tout petit, depuis qu’on m’a lu des contes, depuis que j’en ai lu moi-même, il y a toujours une phrase qui m’effraie. La dernière. Je ne pouvais pas croire que c’était possible.
Quarante après, Dina Goldstein met des images sublimes sur mon effroi d’alors. C’est une série intitulée Fallen Princesses – qui vient d’obtenir le magnifique Prix Virginia 2014, créé par Sylvia Schildge, une série à découvrir jusqu’au 30 novembre à l’Espace Photographique de Sauroy, 58 rue Charlot, 75003 Paris.

24 oct 14 photo

L’envie pas écrite.

 

Sur la liste de mes envies, je n’aurais jamais osé écrire que le livre devienne une pièce de théâtre, qu’elle serait à ce point extraordinaire (bravo à Salomé Lelouch, Anne Bouvier et Mikaël Chirinian*), et qu’elle connaîtrait une troisième saison. Et pourtant.

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