Grenouille est dans une flaque de parfum.

Noël, c’est l’enfance qui se réveille. Bien sûr, il faisait froid dehors et le soleil se couchait tôt, alors, on nous flanquait devant la télé, histoire pour les parents d’avoir la paix, de laisser l’Aspro faire son boulot avant de commencer à recommencer à préparer un gueuleton pour le 31. On regardait ce qui était l’ancêtre des séries et qu’on appelait des feuilletons : Les mystères de l’Ouest, Au nom de la loi (avec Steve McQueen qui faisait se pâmer tout le monde, encore plus que le petit Jésus, même celui en sucre rose dont j’adorais couper la tête avec mes dents) ou Le Saint. Ce qui était agaçant, c’est qu’il fallait attendre toute une semaine pour voir la suite tandis que maintenant, avec le retour en force des séries, on peut regarder les épisodes sans attendre. Cette année, entre la dinde de Noël et la biture du Nouvel An, c’est Parfum*, une série allemande d’après le fabuleux roman de Süskind et produite par Constantin Film (déjà producteur du film en 2006 et, d’un trésor, Le Nom de la rose). Une série courte (6 épisodes) au scénario impeccablement glauque, à la mise en scène au couteau (on pense à celle, du même couteau à désosser, de Gomorra), à la musique parfaite. Une série à ne surtout pas voir avec les enfants et les grands parents cardiaques – sauf si on cherche le crime parfait.

*Parfum, sur Netflix depuis le 21 décembre. Et le roman au Livre de Poche, depuis le 20 janvier 1988 (dieu, comme le temps passe vite).