Archive | janvier, 2017

Samedi 4 février 2017.

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Nancy. Ville où naquirent les écrivains Lilyane Beauquel, Virginie Despente, Arnaud Dudek, Élise Fontenaille, Xavier Galmiche et un certain Edmond de Goncourt ; ville de l’épatant Livre sur la Place ; ville de toute beauté où rayonne la Librairie Hall du Livre, parfois désignée par le sigle HDL, dans laquelle je serais soumis à la question par Élise Fischer bien connue pour sa belle émission littéraire sur RCF, Au fil des pages, ce samedi 4 février dès 15heures.
Hall du Livre, 38 Rue Saint-Dizier, 54000 Nancy.

Vendredi 3 février 2017.

Dijon

Il y a bien longtemps, une célèbre campagne de publicité vantait une marque de moutarde en affirmant qu’elle « relevait le plat ». Eh bien, ce vendredi 3 février, dans la belle Librairie Grangier, à Dijon, nous relèverons ensemble les platitudes qui nous entourent, nous parlerons de livres, de désir, de danse (au bord de l’abîme), de bonheur et d’autres petites choses. Rendez-vous à partir de 17 h 30. Toutes les infos, ici.
Librairie Grangier. 14 Rue du Château, 21000 Dijon

Le pote de l’Écrivain National.

Vincent Larnicol

Sur la quatrième de couverture, il est écrit que Vincent est « autiste Asperger et qu’il dessine et écrit pour se libérer ». J’ai croisé Vincent au hasard de quelques salons du livre où sa longue silhouette semblait flotter d’auteur en auteur et son sourire immense éclairer les heures. Je l’ai vu parfois en compagnie de l’hemingwayien Serge Joncour* qu’il salue au début de ce petit livre, comme « le fidèle tonton spirituel qui cherche le soleil tous les jours de ta vie ». Et puis je l’ai retrouvé à Rennes, où je rencontrais des lecteurs dans la très belle librairie du Failler, là où il m’a donné cet opuscule. Mémoires enfouies de Coco-Beach** fait partie de ces livres qui parlent de celles qui nous manquent à jamais, dont on n’a jamais vraiment eu le temps de se repaître de toutes les odeurs, de se gaver du moelleux des bras, de la douceur de la voix. Les mamans. Et dans ce très court texte, à la faveur d’un tiroir ouvert dans la chambre de ses parents, le narrateur retrouve « de tout » : un crayon papier de forme 4, un pistolet noir en plastique, un roman de… Serge Joncour, un sachet de Pailles d’Or framboise et surtout un album photo. Des photos vont jaillir les souvenirs, les plages de la Réunion, une enfance enfouie et belle, un chant d’amour à jamais fini pour « celle que le vent porte une dernière fois ». Lire Vincent Larnicol, c’est rêver un instant et c’est surtout lui permettre de s’envoler, alors allez-y.

*Serge Joncour est l’auteur du très réjouissant et grave L’Écrivain national, Flammarion 2015 et tout récemment de Repose-toi sur moi, Flammarion toujours, août 2016, Prix Interallié 2016.
**Mémoires enfouies de Coco-Beach, de Vincent Larnicol. Éditions Édilivre, paru en juillet 2015.

Mercredi 1er février 2017.

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J’adore la grande Catherine. Elle m’a fait rêver dans Belle de Jour, dans Le Sauvage, Les Parapluies de Cherbourg et Les Demoiselles de Rochefort, dans Elle s’en va, plus récemment, mais lorsqu’elle déclare, à propos de Dunkerque: « Ça m’a semblé d’une tristesse, cette ville  ! C’est un port, certes, mais ce qui marche vraiment, ce sont les cigarettes et l’alcool », elle a vraiment manqué d’un bon dialoguiste, ou une occasion de se taire. Alors, mercredi 1er février, on va la faire mentir à La Librairie, en parlant du Nord qu’on aime, qui sert de décor à Danser au bord de l’abîme, on va rire, on va être formidablement vivants ! Je vous y attend à partir de 17h30.
La Librairie, 33 rue Emmery, 59140 Dunkerque.

L’hiver d’une vie magnifique.

Henning Mankell

Je n’avais jamais lu un livre aussi lentement. Sans doute est-ce parce qu’il est le dernier, qu’il n’y en aura plus jamais, à moins qu’on ne découvre, enfoui quelque part au Mozambique où il aimait à vivre, à y faire jaillir la joie par le théâtre, un ultime manuscrit. Mais je n’y crois pas. Henning Mankell est mort le 5 octobre 2015 à Göteborg d’une saloperie de cancer, qu’il raconte dans le crépusculaire Sable Mouvant –Fragment de ma vie, son avant dernier texte.
Les Bottes Suédoises* est un roman magnifique et lent. Un livre dans lequel il savoure le temps, dans lequel il le mâche presque, comme s’il cherchait à en extraire toutes les saveurs dernières, à le retenir un jour encore, une heure encore, le temps d’un dernier frisson de vie, un ultime vertige.
Voici donc l’histoire de Fredrik Welin, médecin retraité qui vit sur une minuscule île de la Baltique. Lorsque commence le récit, sa maison brûle, il échappe de justesse aux flammes et regarde sa vie se consumer, les cendres danser, emportant avec elles tout ce qui fut de lui. C’est l’hiver. Le froid gagne. Ce feu, c’est celui qui dévore Mankell (il achève ce texte sept mois avant sa mort), un feu vif et joyeux dans les flammes duquel, il raconte ses amours perdues, ces femmes aimées, mal aimées et ratées jusqu’à cette ultime, journaliste qui écrit un article sur l’incendie, une femme beaucoup plus jeune que lui, une dernière tentation, une dernière espérance, comme si la jeunesse pouvait prolonger la vie, lui redonner une inestimable saveur. Jusqu’au bout, le goût de la vie est plus fort que tout, et des cendres mortes jaillissent d’autres lueurs. C’est là le flamboyant testament de Mankell.
Putain, il va nous manquer.

*Les Bottes Suédoises, de Henning Mankell. Éditions du Seuil. En librairie depuis le 18 août 2016.

Mardi 24 janvier 2017.

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Après l’ouest samedi, l’est mardi. Retour à la Librairie Kleber sise dans la belle ville de Strasbourg, capitale du vélo et de quelques plats copieux et amicaux, pour parler du livre. La rencontre aura lieu à 17 heures 30, animée par une épatante bibliothécaire, et comme la veille aura été une journée de repos, je devrais être assez en forme.
Librairie Kléber, 1 Rue des Francs-Bourgeois, 67000 Strasbourg.

Le citronnier de Samantha.

Samantha Barendson

Selon notre bon Wikipedia, le citronnier est « un arbre à feuilles persistantes, oblongues et lancéolées, à limbe nettement articulé avec le pétiole non ailé. Il peut vivre environ 80 ans ».
Selon Samantha Barendson, il est un papa qui a vécu 32 ans, qui a crépité lorsqu’on a fait de son corps des cendres « qu’on dépose dans la terre du jardin – d’une maison argentine –, comme un engrais (…) et qui deviendra une fleur, une herbe ou même un arbre » (page 37).
Mon Citronnier* est le livre d’une femme à la recherche de son père, Francisco Barendson, italien, retrouvé mort dans une chambre d’hôtel à Buenos Aires, à cause d’un radiateur au gaz défectueux, en compagnie d’un collègue de travail ; une femme à la recherche de qui fut son père qu’elle n’a pas connu, lui si beau, si élégant, qui aimait tant les jolies femmes.
Alors bien sûr, il n’est pas question de dévoiler ce qu’elle va découvrir et qui, au fond, n’est si important que ça, il ne s’agit pas d’un incroyable « cliffhanger », non, ce qui est intéressant ici, c’est la gravité détachée avec laquelle Barendson mène son enquête.
C’est dans cette distance que se trouve la grâce fragile du livre, cette poésie telle que l’avait un jour défini un poète canadien avec lequel je participais à une table ronde à Montréal : « La poésie ne s’explique pas, elle se soupçonne. » C’est le mot que je cherchais. Mon Citronnier est un texte sur le soupçon. Un soupçon bienveillant – ce qui est rare. Cela s’appelle l’espoir.

*Mon Citronnier, de Samantha Barendson. Édition Lattès. En librairie le 11 janvier 2017.

Samedi 21 janvier 2017 (matin).

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Rennes. La ville où naquit Alphonse de Chateaubriand, Prix Goncourt en 1911 pour Monsieur des Lourdines, Histoire d’un gentilhomme campagnard, Henriette de Robitaillie, écrivain, et Malika Ménard, Miss France 2010.
J’aurais la joie d’y être le samedi 21 janvier, de retourner dans la superbe Librairie Le Failler pour une rencontre avec vous, autour d’un petit déjeuner « littéraire » (mais avec café, thé, croissants), dès 10 heures. Tous les renseignements ici.
Librairie La Failler, 8-14 rue Saint-Georges. 35000 Rennes.