Archive | mars, 2018

Mardi 10 avril 2018.

217774-les-8-regles-d-or-pour-boire-correctemen-article_top-2

Petit saut à Montpellier à l’heure de l’apéritif.
On s’enivrera des mots de Betty, on rêvera à son histoire dont on rêve toutes qu’elle nous arrive – mais les rêves c’est justement comme l’apéro, si on en abuse, ça donne un grand coup derrière la tête et on se réveille plus vieille.
18 heures 30. Médiathèque Émile Zola,  240 Rue de l’Acropole 34000 Montpellier.

Cours Phyllis, cours !

Laffite 1Après le très scénaristique et philippedebrocaïen Belleville Shanghai Express paru en 2015, revoilà Philippe Lafitte avec un texte toujours mouvementé : Celle qui s’enfuyait*, un sujet à la frontière entre un hunt (un tueur poursuit quelqu’un) et une histoire de rédemption.
Depuis quarante ans, Phyllis Marie Marvil, afro-américaine de soixante ans (« mais en fait à peine plus de quarante » – page 12), devenue auteur à succès de polars, fuit. Elle fuit jusqu’au moment où un coup de feu vient faire éclater le passé – car c’est toujours le passé qu’on cherche à tuer, il n’y avait que dans le cultissime Terminator que l’on cherchait à tuer le futur.
Dans ce roman inclassable (thriller psychologique et ode à la littérature et roman historique – les années Viêt Nam sont déjà de l’histoire –), Philippe mélange les genres, brouille joyeusement les pistes, et invente, pour notre plus grand plaisir de lecteur/spectateur, un style à la croisée d’un roman américain, d’une série télé et d’un film à la Clint Eastwood.
On l’aura compris, Philippe explore cette fois-ci les années soixante-dix, ces très sombres années américaines qui virent le racisme détruire tout un pays, fracturer davantage une société déjà blessée, enflammée, et exhume un sujet rare dans notre littérature romanesque française : l’émergence d’une ultra gauche américaine militante, active, armée. (Je me souviens que Marc Levy, en 2014, s’était emparé du sujet dans le plus sombre qu’ici et très efficace aussi Une autre idée du bonheur).
Bref, Celle qui s’enfuyait mérite que vous couriez jusqu’à la librairie la plus proche, puis rentriez, éteigniez votre téléphone et plongiez dans ses 25 chapitres comme dans les 25 épisodes d’une série addictive.

*Celle qui s’enfuyait, de Philippe Lafitte. Éditions Grasset. En librairie depuis le 7 mars 2018.

Mercredi 4 avril 2018. (Annulé pour cause de grève de ceux qui se foutent bien des autres).

La boîte à livres Tours illustration

Petit tour à Tours en ce jour de la saint Isidore dont on dit que des miracles de guérison se multiplièrent sur sa tombe à la collégiale Saint-André-de-Madrid, ou en buvant de l’eau de la fontaine que sa prière aurait fait jaillir du sol un jour de sécheresse.
La question est de savoir si Betty, l’héroïne de La femme qui ne vieillissait pas, a elle aussi bu cette eau miraculeuse. Réponse ce soir dans la très jolie Boite à Livres.
19 heures 30. La Boite à Livres, 19 Rue nationale, 37000 Tours. Ci-dessus, illustration de Brigitte Lannaud Levy.

Une phrase ou deux, parfois.

T de Fombelle

Nous discutions l’autre jour, lors de l’enregistrement de l’émission « VIP » pour la chaîne KTO, Emmanuelle Dancourt et moi, et sommes vite tombés d’accord sur le fait que dans chaque livre, il y avait au moins quelque chose pour chacun. Une phrase. Un personnage. Une scène. Une couleur. Une ambiance. Un truc.
Assurément, dans le premier roman* « adulte » (sic la quatrième de couverture) de Timothée de Fombelle c’est pour moi ce passage ci (pages 45-46), magnifique : « Elle lit toute la nuit. Du soir au matin, le chignon défait sur les épaules, elle s’en va dans des vies lointaines. Impossible d’oublier ce trait de lumière sous sa porte qui m’a fait croire que lire, c’était attendre quelqu’un ».

*Neverland, de Timothée de Fombelle. Éditions L’Iconoclaste. En librairie depuis le 30 août 2017.

Vendredi 23 mars 2018.

71i6umbWzsL._SL1425_Grégoire, chanteur. Un million d’exemplaires écoulés de son disque Toi+moi. Né à Senlis.
Grégoire, écrivain. Un million d’exemplaires écoulés de son livre La Liste de mes envies. Aujourd’hui à Senlis.
18 heures. Rencontre, dédicace et  champagne à la Librairie Saint-Pierre, 1, rue Saint-Pierre, 60300 Senlis. On y parlera surtout de La femme qui ne vieillissait pas. Et pas du Chanteur qui chantait.

Un fantôme.

EliasVoici un étonnant opuscule au titre qui pourrait laisser supposer une histoire pour enfants, Tonton Lionel*, deux petits mots presque rigolos centrés sur une couverture vide mais qui, dès celle ci soulevée, fait apparaître tout autre chose, et nous voilà tout surpris alors que le titre, le vide, nous annonçaient pourtant la couleur, mais pressés que nous sommes toujours, nous n’y avions pas prêté garde.
Reprenons.
Voici l’étonnante couverture d’un opuscule qui, avant même qu’il ne soit ouvert, nous parle de vide. Nous parle d’absence. Nous parle sans doute de quelqu’un de proche.
Les deux mots, Tonton Lionel, claquent comme un cri sur une pierre tombale, à la fois violents et doux ; ils disent déjà la souffrance, la curieuse souffrance.
Celle de Jean-Claude Elias qui écrit l’absent : l’oncle jamais vu, parti dans le convoi 73, le seul qui n’alla pas à Auschwitz, mais se perdit en Lituanie ou en Estonie.
Celle d’un neveu qui suppose. Qui imagine. Qui rêve. Puisqu’on ne sait rien et qu’on ne saura jamais.
Ce qu’il y a de bouleversant dans ce très court texte, c’est qu’à vouloir parler de l’autre, on parle de soi. Du vide en soi de l’autre.
Tonton Lionel n’est jamais revenu. Il n’y a pas de corps. Juste une sépulture immensément vide.
Alors, avec l’aide de son frère Michel, qui rendit ce livre possible, Jean-Claude Elias a rempli de mots une tombe déserte, a écrit un corps, a écrit une présence, a fait revenir le disparu.
C’est ce qu’on appelle l’amour.

*Tonton Lionel, de Jean-Claude Elias, illustré de photographies. Aux éditions Terre Bleue (qui publie des livres de toute beauté).

 

Mardi 20 mars 2018.

 

marlier-martineLamartine

Les mots sont drôles lorsqu’ils se cognent. Ce soir, c’est Martine chez Lamartine. Martine, l’héroïne de mon dernier roman, a rendez-vous chez Lamartine, la magnifique librairie de la rue de la Pompe à Paris. Martine chez Lamartine, c’est, au fond, le rendez-vous de la poésie et du conte, du rêve et de la réalité -comme dans La Femme qui ne vieillissait pas. C’est la promesse d’une soirée pleine de jolis mots entre nous. En ces temps de mots méchants, ça fait du bien.
19 heures. Librairie Lamartine, 118 rue de la Pompe, 75006 Paris. Ci-dessus « Portrait dit de Lamartine », école française vers 1830, entourage de Kinson. Et portrait de Martine, par Marlier.

 

Dimanche 18 mars 2018, après-midi.

 

marsÀ « Livre Paris », toujours. Programme bien chargé, mais comme disait la réclame : Un Mars et ça repart !
12h-13h30 : dédicace sur le stand Lattès.
15h-17h : dédicace sur le stand Lattès.
17h-18h : dédicace sur le stand Livre de poche.
Toute l’après-midi à Livre Paris, Porte de Versailles, Pavillon 1, Stand H60. Détails et quelques autres formidables auteurs de Lattès/Le Masque à ne pas rater, ici.