Archive | avril, 2018

Les mots écoutent.

 

Valérie Dumange.Valérie Dumange ne fait rien comme les autres : elle s’intéresse aux gens. Mais attention. Pas aux people ni aux stars ou aux héritières transies qui aiment soudain leur père mort, non. Elle s’intéresse aux vraies gens, ceux qu’on appelle curieusement les petites gens et nous offre vingt-et-un portraits de femmes* qui, toutes, ont porté et réalisé un projet professionnel – d’un magasin d’optique à une cave à vins, d’une concession automobile à un coffee shop.
Au départ, son projet à elle : celui d’écrire, décrire ces trajectoires inattendues, touchantes, graves parfois, qui mènent à soi.
Ce besoin d’écrire, de donner des mots aux silences, des mots qui écoutent d’abord, puis se mettent à parler, à raconter enfin ces destins de femmes qui n’attendent pas que les hommes décident de la parité, de l’égalité, pour atteindre elles-mêmes leurs rêves d’entreprises.
Mais voilà.
S’intéresser aux petites gens n’intéresse pas les gens de l’édition et Valérie a du publier son livre seule. Elle aussi a été au bout de son projet de livre. Il est beau. Il est vrai. Il mérite que vous rencontriez ces vingt-deux femmes.

*21, Elles et moi, de Valérie Dumange. Une interview ici.

Lundi 30 avril 2018.

30 avrilRendez-vous au Luxembourg ce soir, pas au Jardin ni à la station de métro, mais bien au Grand Duché, dans le canton d’Esch-sur-Alzette où vivent heureux près de vingt-cinq mille differdangeoist et differdangeoises autour de l’ancien Hôtel de Ville magnifiquement rénové en château moderne (respire, Grégoire, respire) au doux nom de Aalt Stadhaus, qui protège la culture et où, dans le grand amphithéâtre, Stéphane Giardina jouera ses merveilleuses musiques écrites pour mes mots pendants que je les lirai, ponctuées d’anecdotes sur ce qui m’a amené à devenir écrivain alors que je ne le voulais pas.
20 heures. Les lundis littéraires, Aalt Stadhaus, 38 Avenue Charlotte, 4530 Differdange, Luxembourg.

 

Vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mai 2018.

 

27, 28, 29 avril

Gros arrivage d’auteurs en terre limousine ce week-end (dont moi, deuxième en partant de la gauche) ; retour à mes premières amours pour cette nouvelle édition de Lire à Limoges (qui fut aussi mon premier salon, où j’obtins mon premier prix pour mon premier roman). Bref.
Trois jours de retrouvailles, de rencontres, de dédicaces, de débats et quelques joyeuses ruminations.
Du 27 au 29 avril 2018. Champ de Juillet, 87000 Limoges. Le programme ici.

Mardi 24 avril 2018.

24 avril
Je ne sais pas si on me remettra ce jour-là un quelconque prix dans le beau Collège Royal Marie Thérèse à Herve (Belgique), mais moi, je me remettrai de mes émotions : celle d’abord d’avoir eu un train malgré les grèves, afin de parvenir cette localité de la province de Liège – réputée pour son fromage – , celle ensuite d’avoir réussi, durant toute la journée, à répondre à toutes les questions de quatre groupes de lycéens, celle enfin de vous rencontrer, épuisé mais heureux, dans la salle 500 du Collège, et de vous y présenter Betty, La Femme qui ne vieillissait pas. Entre autres.

20 heures. Collège Royal Marie Thérèse, salle 500, rue des Charneux 36. B. 4650 Herve. Rencontre organisée par la Bibliothèque d’Herve. Les infos ici.

La sœur d’Olivier Bourdeaut.

Odile d'OultremontVoici un livre joyeux, poétique et tonitruant sur le malheur.
Le malheur, c’est le cancer qui vient ronger Louise dont Adrien est éperdument amoureux et dont elle est éperdument amoureuse.
La joie, c’est l’écriture virevoltante d’Odile d’Oultremont, ses fulgurances poétiques, ses saynettes désopilantes (qui en annoncent souvent des plus sombres), ses personnages hauts en couleur (Louise, qui ne sait pas cuisiner mais dessiner dessine les plats qu’elle aimerait cuisiner pour Adrien et les épingle sur le mur de la cuisine, Adrien ne va plus travailler pour s’occuper de Louise et pendant un an, au bureau, personne ne remarque sa disparition), jusqu’au plus petit rôle, un chien qui s’appelle Le-Chat (et si je parle de « rôle », c’est justement parce d’Oultremont est avant tout scénariste et que son texte ferait un film furieux).
Avec ce premier roman joyeusement irrévérent, elle débarque dans le monde bien sage de la littérature avec une grâce inattendue qui n’est pas sans rappeler (dans le style comme dans la surprise), celle, en 2016 d’Olivier Bourdeaut et de son inoubliable En attendant Bojangles.
Une raison de plus de ne pas attendre.

*Les Déraisons, de Odile d’Oultremont. Éditions de l’Observatoire. En librairie depuis le 10 janvier 2018. Prix de la Closerie des Lilas 2018.

Dimanche 22 avril 2018.

22 avril 2018La nuit est tombée depuis plusieurs heures déjà. Dans l’immense paquebot de Radio-France, deux silhouettes se dirigent à pas feutrés vers le studio de Laurence Garcia. L’heure est à la rencontre des confidences et des rêves. Les voix sont douces, pleines d’étoiles, de quelques enchantements. Il est 23 heures 10 ce dimanche, Dans tes rêves commence sur France Inter.
Mais allez savoir, avec deux zigotos comme nous.
23 heures 10. « Dans tes rêves » de Laurence Garcia que France Inter. Avec Jean-Louis Fournier et moi.

 

Trévidic akbar !

Trévidic BD.

Grosse actualité pour Marc Trévidic. Après son touchant Magasin Jaune 1 paru le 7 mars chez Lattès, le voici de nouveau là avec Compte à Rebours 2, le premier tome d’un triptyque en bande dessinée sur l’anti-terrorisme. Il met en scène le juge Antoine Duquesne – qui, bien que ce ne soit pas son anagramme, n’est pas sans évoquer Marc lui-même (voir dessin ci-dessous). Ce qui est formidablement excitant dans ce scénario, outre le fait qu’il soit digne des meilleures séries du genre (« C’est horrible à dire, mais j’ai un don pour imaginer des attentats », déclare-t-il), c’est qu’on y découvre un juge qui se trompe, qui doute, et se débat avec la broyeuse administrative ; bref un homme face à la barbarie infinie des hommes, au bord du déséquilibre du monde.
Vivement les tomes 2 et 3 !

Trévidic BD.
1 Le magasin jaune. Éditions Lattès.
2 Compte à rebours, Es-Shahid, de Marc Trévidic et Matz, dessins de Guiseppe Liotti. Éditons Rue de Sèvres. En librairie depuis le 21 mars 2018.

Mardi 17 avril 2018, fin d’après-midi.

 

Giard - copieC’est une première pour moi. La Fnac de Valenciennes.
De cette ville, j’y avais connu, enfant, la librairie Giard. Mon père y avait ouvert un compte et je m’y gavais de livres comme d’autres de bonbons. Les mots des autres étaient mes joies et mes friandises, mes rêves et mes envols. Cinquante ans plus tard, d’autres lieux, d’autres mots. Les miens, ceux de Betty, ceux de sa jeunesse qui ne s’enfuit pas.
17 heures 30. Fnac, 12 rue de la Halle Centre Commercial Place d’armes, 59300 Valenciennes. Rencontre animée par l’épatant Frédéric Launay.