Archive | mars, 2019

Jeudi 4 avril 2019.

Si l’on s’en réfère au dictionnaire car on ne peut quand même pas tout savoir, le furet est défini comme un mustélidé domestique appartenant au genre Mustela (à ne confondre avec Nutella), dans lequel on trouve aussi la belette, l’hermine et le vison (qui ressemblent étrangement aux manteaux de vos grands-mères). Cette espèce a été, lit-on, domestiquée au cours du millénaire qui précéda l’arrivée de Jésus, puis utilisée pour la chasse aux rongeurs et autres lapins ainsi que pour sa fourrure (voir manteaux de grands-mères ci-dessus). Il est depuis fort apprécié comme animal de compagnie, et c’est là où je voulais en venir car l’un des autres meilleurs animal de compagnie de l’homme est le livre, et il était donc normal que cet animal serve de nom à l’une des plus belles librairies de France : le Furet du Nord. Je viendrai y fureter ce jeudi et j’espère vous y croiser de nouveau.
17 heures. Rencontre et dédicace. Furet du Nord, 15 place du général de Gaulle, 59002 Lille.

Mercredi 3 avril 2019.

Visite à Saint-Omer cet après-midi, dans mes chers Hauts-de-France. J’avais espéré une grande salle (ci-dessus) car je sais que vous serez nombreux, mais elle est, semble-t-il, déjà occupée. Finalement, nous nous retrouverons au théâtre de Saint-Omer, avec la bénédiction de la formidable librairie Alpha B. Amen.
17 heures. Rencontre au Théâtre de Saint Omer (Le Moulin à Café – Place Foch).18 heures 30. Dédicace.

À lire de A à Z.

Voici un brillant et jubilatoire petit abécédaire des objets du quotidien, de A comme ampoule à Z comme zapette, en passant pas B comme boule à neige, C comme cravate et P comme poubelle, dans laquelle on peut jeter une ampoule, une zapette, une boule à neige et un cravate. Petite mythologie des objets du quotidien* est à rapprocher du Nouveau Bréviaire pour une fin de siècle – méditation affectueuse sur des objets ordinaires de Masha Makeïeff paru au siècle dernier (en novembre 1998 pour être précis). Eric Libiot s’en donne à cœur joie à définir ces objets qui nous regardent et parvient à nous faire rire, nous instruire et nous faire changer de point de vue sur les choses et parfois leurs usages, ce qui, par ces temps de pensée unique, est remarquable.
*Petite mythologie des objets du quotidien, de Éric Libiot, éditions Harper Collins. En librairie depuis le 24 octobre 2018.

Samedi 30 mars 2019.

Une rencontre au salon des Marchands de Presse, porte de Versailles samedi dernier. Un courant qui passe. Une proposition. Une promesse. Et me voilà huit jours plus tard, enchanté et honoré, dans la Maison de la presse du formidable, passionné et passionnant Philippe Fournier, libraire, dont le nom à part l’orthographe n’a rien à voir avec celui de Jean-Louis Fournier, auteur, pour une rencontre/dédicace ensoleillée (on annonce soleil, 21°, ciel bleu). Elle aura lieu à Mérignac où naquit Nicolas Canteloup qui, lui, ne sera pas là.
À partir de 10 heures, Maison de la Presse de Mérignac Mondesir, 9 avenue du Maréchal Gallieni, 33700 Mérignac.

Deux promesses.

Il n’aura échappé à personne la concomitance de ces deux titres : Dans le noir* et Les péchés capiteux**. On peut facilement imaginer que c’est dans le premier que le second a péché ou que c’est à cause du second qu’on s’est réfugié dans le secret du premier. Outre cet étonnant hasard, il existe un lien invisible entre ces deux ouvrages : ils sont chacun écrit par un participant à l’Atelier d’écriture du Figaro Littéraire que j’anime en ce moment. Le premier est un recueil de nouvelles brillantes, à chutes, dans la grande tradition anglo-saxonne. Le second est un livre d’apprentissage : une jeune femme dans le Nord de la France découvre la gourmandise, métaphore de quelques autres plaisirs. Deux textes de deux auteurs à suivre dans un proche avenir.

*Dans le noir et autres nouvelles, de Arthur Atlas, éditions de la Vicomté, sises à Sarrazac (France). Commandez-le ici.
**Les péchés capiteux, de Christine Arquembourg, Cinq sens éditions, sis à Genève (Suisse).

Vendredi 29 mars 2019.

On ne rigole plus. Cette fois, c’est avec la grande Véronique Morel (professeur de littérature dans les classes préparatoires du lycée Montaigne, à Bordeaux, et responsable, depuis sa création, de la programmation de la Plage aux écrivains). Comme un grand vin, elle fait partie de ces êtres qui s’épanouissent avec le temps, embellissent et enchantent. Avec le temps, ses lectures sont plus précises encore, profondément humaines. C’est donc une grande joie, et un honneur, d’être découvert par elle ce soir, d’être apprécié, commenté. Avec elle nous serons loin de la qualité médiocre des vins de messe pour rejoindre celle des grands crus qui enivrent sans soûler et font danser sans trébucher.
18 heures 30. Auditorium de la Médiathèque, 21 rue Camponac, 33600 Pessac.

Dimanche 24 mars 2019.

Bondues. Son golf dessiné par Hawtree. Ses maisons sur le golf. Ses golfeurs dans les maisons qui bordent le golf. Ses joueurs de golf qui se saluent. Se complimentent. Son église Saint Vaast à quelques pas du golf. Son orgue romantique à 3 claviers de 60 notes et un pédalier de 32 notes et 25 jeux qui s’entend du golf les jours de grand vent. Ses enfants polis qui rêvent de faire du golf un jour, ses chiens qui ne chient pas sur le golf. Et son joyeux salon du livre où je viendrai ce dimanche en compagnie de l’incomparable Jean-Louis Fournier qui se réjouit, après avoir lu Mon Père, que les bonduois ne s’appellent finalement pas des bondieusois. Comprenne qui pourra.
9 heures 30 – 18 heures 30. Salon du livre de Bondues, Espace Poher, 6 Chemin St Georges, 59910 Bondues.