
Il y a souvent quelque chose de très émouvant dans les livres auto-édités. Le courage d’avoir décidé que son texte valait d’exister malgré peut-être des refus d’éditeurs. Ou simplement la joie de voir son travail vivre, pouvoir être partagé. Alors oui, sans un éditeur scrupuleux, vigilent, il y a des approximations, des longueurs, des fôtes, des occurrences, mais il reste souvent l’essentiel. La sincérité. Et ici, Laurent Talayrach, en fait preuve de beaucoup. Ainsi il nous raconte son envie de séminaire à l’heure où les copains lorgnaient les filles. Dévoile son sens de l’autre. Son amour du prochain. Son immense bienveillance envers l’humanité. Le tout sans guimauves à la Saint-Preux ni autres fadaises claydermaniennes. L’écriture est ronde, gourmande, un côté Frère Tuck dans Robin des Bois, une écriture comme son sujet — qui aime la vie. Et puis, au-delà du parcours de l’auteur, des portraits émouvants des détresses qu’il croise, il y a cette fin. Remarquable. Bousculante. Honnête. Et ça c’est vraiment chouette.
*Une Foi, de Laurent Talayrach. Publié par lui-même chez Librinova. Commandable sur librinova.com







