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Invitée #3. Régine Salvat.

6 may 14

Je partage avec Régine la même date de sortie de nos premiers livres, en 2011. Notre premier salon à Limoges. Nos premières dédicaces (les mains tremblantes, la gorge sèche). Nos premières grandes joies de jeunes auteurs. Nous débarquions dans un nouveau monde et nous nous protégions l’un l’autre. Si Régine est devenue une amie, elle est surtout une biologiste brillante et une maman formidable. Ce sont ces deux qualités qui en ont fait un bel auteur. Dans Une histoire à tenir debout elle raconte celle de son fils Rémy, qui s’était promis de ne pas aller plus loin lorsqu’il ne pourrait plus marcher. Alors, quand il est tombé, Régine a pris son stylo à deux mains et a dessiné le chemin parcouru par son fils. Le résultat est ce livre bouleversant et fier ; touchant et plein de vie. Rencontrez-le, c’est important. (Editions JC Lattès. Toujours en vente depuis le 10 janvier 2011). J’ai demandé à Régine de nous partager l’un de ses récents coups de coeur, le voici:

6 may 14 bis

« Lancez-vous sur les traces du héros de ce roman.  Il est jeune, sympathique, dévoué et rebelle. Ni mousquetaire, ni noble, l’ami Nicolas, mais chirurgien ambulant durant le règne de Louis XIV, loin de la cour, embarqué sur les routes, confronté à mille mésaventures. Et amoureux, bien sûr. N’hésitez pas, lisez ce formidable roman historique d’Eric Marchal.
920 pages (pas une de moins) qui se dévorent. Admirable « travail d’auteur », il allie une écriture vivante et imagée à une qualité historique inouïe. On y découvre les recherches d’un jeune chirurgien qui refuse de suivre les classiques préconisations des médecins (saignée suivie de saignée), qui améliore ses techniques sur les champs de bataille et soigne aussi bien pauvres et riches. Evidemment, mon âme médicale s’est délectée de certains passages, décrits avec précision mais en termes simples, avec suspens et humour parfois. Dont les soins sur plaies, onctions « antisyphilitiques », opération de crise de calculs, technique de césarienne, soins de fracture du crâne pour éviter de trépaner : «  J’ai couvert l’os avec des plumasseaux imbibés de baume de Fioraventi et l’ensemble de la plaie avec du baume d’Arcéus et de l’huile de rosat » et autres défis… Chapeau à cet écrivain rencontré lors du Salon d’Attignat, un homme qui allie modestie au talent et nous a confié avoir mis quatre ans à créer ce récit tant les détails sont le fruit de recherches approfondies ».

Quand Frédéric Dard n’était pas San Antonio.

Il écrivait alors des romans noirs, sombres, désespérés. Des portraits à la lame de 10. Aux jets de vitriol. Des personnages terribles, à la noirceur fascinante. Des intrigues glaçantes. A travers ces Romans de la Nuit, Dard rendait aussi hommage à Charles Williams, James M. Cain, William Irish, James Hadley Chase, bref tous ceux qu’on aime. Et lorsqu’il lui arrivait (rarement) dans ces romans vénéneux, d’utiliser un mot d’argot, c’était pour créer une inoubliable image, comme celle ci : « J’allais lui tisonner la mémoire ».

1 may 14

Romans de la nuit. Editions Omnibus.
(Avec de magnifiques commentaires de Dominique Jeannerod).

Invité #2. Philippe Routier.

Philippe est un type épatant. J’aime bien ce mot, « épatant ». Il m’a été remis à l’oreille par Patrice Leconte, qui l’utilise beaucoup. Epatant, ça va de remarquable à stupéfiant. Quand j’ai lu ses Noces de verre (Stock, 2012), j’ai été stupéfait : j’ai adoré le dessin de ses mots, au scalpel ; ses phrases précises, qui mènent aux âmes et aux tourments. Alors j’ai remonté le temps, j’ai lu ses autres livres et ils étaient tous… épatants.
Bonne nouvelle, son cinquième roman paraît le 7 mai, toujours chez Stock. Il a pour beau titre L’Enfant du parc. J’ai demandé à Philippe de nous faire part d’un de ses coups de cœur. Le voici :

27 apr 14

« Anne Plantagenet nous conte, dans ce récit dense et sensible, comment elle a incité son père pied-noir à l’accompagner en Algérie, un pays qu’il a quitté quarante-quatre plus tôt et où il pense ne rien pouvoir reconnaître du passé familial. Son énergie autant que sa détermination auront raison des réticences de cet homme discret qui, une fois arrivé sur la terre natale, reprendra l’initiative. Le voyage est bref mais la jeune femme l’a longuement médité. Elle l’entame alors que sa grand-mère, la truculente Antoinette Montoya, vient de mourir et que, par passion pour P., elle vient de détruire ce qu’elle avait jusque là pris pour un idéal de vie. Commencent alors pour les deux voyageurs la redécouverte de leurs origines et pour la narratrice la fuite assumée de son chaos sentimental. Mais ce qui touche peut-être le plus dans la courte expérience de ce voyage, c’est  combien la pudeur vient régler la distance entre Anne et son père et aussi comment s’exprime l’histoire de leur mutuelle tendresse ».

Répéter les belles choses.

En décembre 2009, j’adressai un texte à Jean-Louis Fournier, le pote de Desproges, le papa d’Antivol, de la Noiraude, de la Servante du Seigneur, et de deux petits garçons déglingués, auxquels il écrivit une longue lettre d’amour, Où on va Papa ? (Prix Femina 2008). Il me téléphona quelques jours plus tard après l’avoir reçu, juste avant Noël. La suite, vous la connaissez.

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Mais il y a une suite à cette suite. Il y a plusieurs mois, une rédactrice de pub (pas pubeuse, juste talentueuse), me faisait parvenir le texte de son premier roman. Je le dévorai rapidement et tombai immédiatement sous le charme et la force de ses mots, la grâce de son histoire. Je lui téléphonai quelques jours plus tard. Voilà la suite.

25 apr 14 bis

25 apr 14 bis bis

En vente depuis le 20 mars 2014. Un immense merci à la grande Nathalie de Broc.

Invitée #1. Lydie Zannini.

Lydie est une femme formidable. Elle adore le poulet de Bresse. Elle adore faire du poulet de Bresse pour ses amis. Elle adore les gens. Elle les adore sincèrement. Je ne l’ai jamais entendue dire du mal de qui que ce soit, bien au contraire. Elle m’a fait connaître Barbara Constantine et nous avons eu d’immenses fous rires tous les trois. Elle est aussi une libraire géniale qui, lorsqu’elle aime un livre, le fait aimer. Le fait s’envoler. Elle participe au Salon du Livre d’Attignat, qui, cette année, se tiendra le 12 octobre (à Attignat). Elle n’a qu’un défaut : un gros chien-loup qui me regarde comme une saucisse. J’ai demandé à Lydie de nous présenter l’un de ses coups de cœur. Le voici.

24 apr 14

 » Sa naissance est prévue le 5 mai 2014 .
Le père, Jean Paul Didierlaurent, espère que tout se passera bien.
Nous, les tatas et tontons libraires, attendons en préparant sa venue.
La preuve, on en parle avant son arrivée pour lui assurer un coussin rempli du duvet le plus moelleux qui soit.
Qui est ce nouveau-né ???
Le liseur du 6h27.
Un jeune homme, Guylain Vignoles, vole des feuilles de livres invendus du pilon, machine sur laquelle il travaille toute la sainte journée.
Son bonheur est de les lire aux passagers du RER. Jusqu’au jour où il va trouver une clé USB sur laquelle la vie intime d’une dame-pipi est racontée avec beaucoup d’humour !
Que feriez-vous à sa place ? That is the question ?
Moi, j’ai d’emblée voulu la connaitre cette dame, et je suis sûre que vous aussi !
Mais patience.
Le bébé va naître bientôt. »

Librairie du Théâtre. 8, cours de Verdun. 01000 Bourg-en-Bresse.

Hayes, Terry Hayes.

Terry Hayes est un type dont on ne connaît pas le nom et pourtant, il nous a tous, à un moment ou un autre, empêché de dormir. Calme blanc, le terrifiant petit huis clos sur un voilier avec Nicole Kidman (parfaite ; pas encore madame ni ex-madame Ton Cruise), c’est Terry Hayes. Mad Max 2, avec ce sacré Mel Gibson (avant que la bibine ne lui fasse perdre la tête, dire des énormités et frapper les gens), c’est Terry Hayes. From Hell, petite adaptation de la géniale BD éponyme, avec l’éternel jeunot (sans Botox pourtant) Johnny Depp, c’est encore Terry Hayes. Alors, le jour où ce cher Terry se met à écrire son premier roman, ça fout une grande claque. Quelque chose qui va à la vitesse d’une série télé (style 24, pas Glee) et qui laisse ko. Une histoire haletante, brillante (même si c’est encore une fois pour sauver le monde). Un bon bouquin, c’est ça aussi : un uppercut dont on se relève en grande forme.

22 apr 14

Je suis Pilgrim. En librairie depuis avril 2014.

Des bonnes nouvelles du coeur.

16 apr 14

Certains livres parfois donnent l’impression qu’on les lit en fermant les yeux ; qu’on écoute une histoire, qu’une voix chaude s’insinue doucement, distille des parfums, des odeurs, fait toucher des grains de peau, entendre des soupirs, des veines qui battent à la tempe, un cœur qui s’emballe mystérieusement. Ce sont des livres magiques, comme des tapis volants, qui nous transportent soudain loin de tout, loin de la pluie, de la politique, des portiques Ecotaxe et du caprice de Fleur Pellerin qui veut son hôtel particulier dans le VIIème. L’Art d’écouter les battements de cœur est l’un de ces livres, un petit bijou qui possède l’art de tout embellir, et de rendre l’amour fou totalement indispensable.

Disponible depuis le 26 février 2014, en France et dans vingt-quatre autres pays.

Des mots à savourer.

14 apr 14

Certes, les livres sont truffés de bons mots, mais de temps en temps, en manger, comme œufs brouillés à la truffe justement, ou coq au vin en cocotte ou salade de choux de Bruxelles (à se damner) ou gaufre moelleuse aux fruits rouges, se régaler d’une limonade maison ou d’un verre d’Auney L’Hermitage en lisant un livre, ou simplement en se délectant du goût des mots que l’on est en train de savourer, c’est aussi une émotion littéraire.

Buvette. À Paris, 28 rue Henri Monnier, 9ème. À New York, 42, Grove St, entre Bedford St et Bleecker St –West Village.