Archive | septembre, 2021

Vendredi 8 et samedi 9 octobre 2021.

Gradignan, son château de Poumey, de l’Ermitage, son parc de la Tannerie, ses pinards rubis, pourpres et capucins, son pessac-léognan classé, la classe, et surtout son salon Lire en Poche, crée en 2005 sur l’initiative du maire Michel Labardin (toujours maire). Voilà les merveilles qui m’attendent ce week-end, sans compter la joie de vous y rencontrer.
« Lire en Poche », Parc de Mandavit, 33170 Gradignan. Renseignements, programme, potins ici.

Vendredi 8 octobre 2021 (soir).

Ah, l’heure de l’apéro approche. Dégustation de Médoc. Suivie d’une dégustation de mots autour de mon dernier livre, L’Enfant réparé, aiguillée par les mots brillants de Véronique Morel-Muraour. Dans la très belle médiathèque Senghor Carré des Jalles. Les mots enivrent, quelle joie !
19h30. Médiathèque Senghor, place de la République. 33160 Saint-Médard-en Jalles.

« Un jour viendra couleur d’orange ». On a même la date. Ce sera le 29 septembre 2021.

Retrouvez ce jour-là, au Livre de Poche, l’immense amour de deux jeunes adolescents, Geoffroy et Djamilla.

Samedi 2 et dimanche 3 octobre 2021.

Petit week-end les pieds dans l’eau, sur la rive droite du magnifique lac d’Annecy, face aux Dents de Lanfon et de La Touinette, deux montagnes très estimées des randonneurs exigeants. Pour les autres, les flâneurs, le festival du livre est aussi une balade épatante parmi une vingtaine d’auteurs. J’ai la chance et la joie d’y revenir, avec ce livre de ronces et d’amour, L’Enfant réparé. D’en parler devant vous avec le grand Bernard Lehut. Et hâte, surtout, de vous y retrouver tout le week-end.
« Lir Ô Lac », Festival du livre de Talloires-Montmin, Baie de Talloires. Renseignements et (beau) programme ici.

Un soupçon.

La poésie, ça ne s’explique pas, ça se soupçonne, avait un jour dans un salon du livre répondu un poète québécois à une lectrice agacée que la poésie, selon elle, soit si souvent complexe, incompréhensible et hermétique. C’est ce soupçon que j’aime en poésie. Cette incertitude joyeuse. Cette possibilité du tout et de son contraire. C’est ainsi que j’aime me balader dans ces mots-là, comme des galets posés sur un sable blanc, des ombres qui recèlent des sens, révèlent des clartés dont nul ne sait ce qu’elles éclairent, si ce n’est ce fameux soupçon. Voici Somnambule du jour, de l’immense Anise Koltz, Prix Goncourt 2018 de la poésie, une somme de poème choisis, des miettes de cristal et de lusquin. Tenez, en voici quelques-unes. Des pierres lancées contre moi j’ai construit ma maison. Ou encore : Le soir la mort approche de nous/Mais sur la table un pain nous invite à exister. Enfin : Est-ce moi qui écrit le poème ? /Est-ce le poème qui m’écrit ? Insoupçonnablement beau.

*Somnambule du Jour, poèmes choisis, d’Anise Koltz. Collection Poésie/Gallimard. En librairie depuis janvier 2016.

S’il n’en reste qu’une, elles seront deux.

Ce qu’il y a de bien avec les livres, c’est que l’on découvre soudain un auteur. Je ne connaissais pas Patrice Franceschi (et je me dis qu’il serait temps que je sorte de chez moi), et à lire son parcours (merci Mr. Wikipedia), il est clair que le gaillard vaut d’être connu. Voici en tout cas sa part romancière (je me demande d’ailleurs quand il trouve le temps de tant écrire), flamboyante, avec ce nouveau S’il n’en reste qu’une*, titre, pourrait-on croire hâtivement, qui flirte avec le féminisme, mais ce n’est pas le combat du bonhomme qui, pour avoir si souvent vécu avec les autres (Pygmées, Indiens, Papous, Nilotiques…), parcouru tant de fois le monde, soutenu tant de causes, sait que c’est chaque humain qui vaut un livre, chaque femme, chaque homme, qui vaut une mémoire. 
Et le voici qui grave celles de Tékochine et Gulistan, deux figures légendaires des combattantes Kurdes, guerrières inoubliables contre Daech ; le voici qui raconte la pureté de leur engagement, leur choix de la vie et leur acceptation de la mort — à la condition qu’elle soit juste, ressemble à ce qu’on a vécu, et comment faite lorsqu’il ne reste qu’une balle… pour deux ? Franceschi les rapporte au travers du périple d’une journaliste australienne qui remonte à la source de ces deux héroïnes, en ancienne Mésopotamie, comme on remonte un fleuve, enquête malgré les terribles menaces alentour et nous livre ce voyage finalement beau comme un conte oriental, un récit de coin du feu, des voix qui enrobent les mots, les savourent comme des dragées et l’on assiste, silencieux, émerveillés comme des enfants de veillée, à la vie et la mort de ces deux femmes qui croyaient à la vie et n’avaient pas peur de la mort. Dieu que ça fait un bien fou de se faire ainsi raconter une grande histoire.

*S’il n’en reste qu’unede Patrice Franceschi. Éditions Grasset. En librairie depuis le 25 août 2021.

Vendredi 24, samedi 25 et dimanche 26 septembre 2021.

Vannes.
1. Dispositifs qui permettent de réguler l’écoulement d’un liquide. 
2. Plaisanteries (plutôt) désagréables. 
3. Formidable salon du livre qui se tient dans la ville bretonne homonyme auquel je suis très heureux de participer de nouveau et de vous y présenter mon dernier livre L’Enfant réparé, et de participer à une rencontre avec Lionel Duroy et Irène Frain qui, eux aussi, ont eu quelques délicatesses familiales.
Livr’à Vannes, 24-26 septembre 2021. Esplanade du port de Vannes. Infos et potins ici.