
1914. Une jeune femme d’une grande famille juive rencontre un jeune homme issu d’une bourgeoisie trébuchante. Ils se marient en 1917. Divorcent en 1921. Elle deviendra médecin. Lui, écrivain. Paradoxalement, ils ne se quitteront plus.
Voici l’histoire* de Colette Jéramec et de Pierre Drieu la Rochelle. Une sorte d’éclair qui traverse près d’un demi-siècle d’engagements politiques ; une foudre qui illumine ces années folles de l’esprit, où l’on côtoie Malraux, Breton, Aragon et ce grand enfoiré de Sartre ; où chacun cherche sa place, son art, son charme — quitte à se renier lui-même, se travestir, se mentir.
Dans une écriture absolument remarquable, fluide, généreuse, Orengo nous entraîne dans l’un des plus puissants sujets de la littérature ou, à tout le moins, l’un des plus magnifiquement casse-gueule : Faut-il être un salaud pour sauver une victime d’autres salauds ? Car en 1943, Colette et ses deux enfants sont internés au camp de Drancy, menacés de déportation et Drieu, fasciste, antisémite et collaborationniste interviendra pour les sauver.
Est-ce l’amour ou la rédemption ? Peut-on reconnaître à un homme le bien qu’il a accompli sans excuser le mal qu’il a fait ? These are the questions.
*La Rédemption, de Jean-Noël Orengo, aux éditions Grasset. En librairie depuis le 2 septembre 2026. Prix des Deux Magots 2026.






