Author Archive | Grégoire Delacourt

Mardi 9 avril 2019. (Soirée privée).

Comme son nom l’indique, c’est un club. Et qui dit club dit membres. Et qui dit membres dit nombre limité. Etc. Ça sera donc assez difficile de nous y voir tous ce soir, mais sachez que je vais donc rencontrer les adorables et exigeantes (oui, ce sont des femmes) membres du Club de lecture de Lübeck, afin de débattre de Mon Père dont la présidente m’a écrit : « Abasourdies, assommées, hypnotisées. Voilà l’état des filles du Club qui viennent de dévorer votre dernier livre. C’est un véritable coup de poing, un uppercut. Nous sommes toutes KO ». Je vous raconterai quand on se verra, vendredi par exemple, à La Garenne-Colombe.
20 heures. Club de lecture de Lübeck. 75016 Paris.

Samedi 6 et dimanche 7 avril 2019.

Ça ressemble à une soucoupe volante qui se serait posée, de laquelle sortiraient des petits hommes verts (pourquoi verts d’ailleurs ?) qui viendraient voir ce que la Terre a fait de meilleur, de plus créatif, de plus inventif, et, se posant là, ce week-end là, ils découvriraient, ces petits hommes verts, que le génie de l’homme a fait les livres. Ils rencontreraient pendant deux jours, une bonne centaine d’auteurs, savoureraient des dizaines de milliers de pages, assisteraient à des rencontres passionnantes et des débats passionnés, et verraient que les mots des hommes n’ont pas encore dit leur dernier mot.
De 10 à 19 heures. Printemps du livre de Montaigu. Au théâtre de Thalie (ci-dessus), sous la présidence d’honneur de Marc Levy, Cours Michel Ragon. 85600 Montaigu. Tout le programme ici.

Qui n’a pas lu ce livre ?

On se souvient de cette classe de lycée dont les élèves n’ont pas voulu étudier le livre Le porteur de cartable d’Akli Tadjer, au prétexte que l’auteur n’était pas français, et dont l’un d’eux a refusé d’en lire un extrait car il ne voulait pas prononcer le prénom d’un personnage, Messaoud. L’affaire avait alors fait grand bruit. Des indignés, dont moi, avaient donné de la voix. Et Akli s’était alors rendu dans cette classe, pour affronter ces jeunes de la France silencieuse, comme il les nomme, percer le furoncle du mal, laisser le pus de la vermine couler, disparaître.
C’est cette rencontre qu’il raconte dans ce texte bref, sans haine ni violence – pour reprendre les mots de Spaggiari. Sans langue de bois non plus. Et quand Akli, entré dans la salle de classe, pose cette première question Qui n’est pas raciste ici ? tous les enfants ne lèvent pas la main. Ils sont tous blancs. Alors Akli déroule son magnifique chant à la tolérance, sa litanie à l’amour de l’autre, le tumulte de son enfance française, son enfance cognée.
Ce petit livre indispensable est à glisser d’urgence dans tous les cartables, les sacs à dos, les sacs à main, les poches arrière des joggings et les poches intérieures des vestons.
Il est d’ailleurs bien plus qu’un petit livre. Il est un trait d’union.

*Qui n’est pas raciste ici ? de Akli Tadjer. Éditions Lattès. En librairie le 27 mars 2019.

Jeudi 4 avril 2019.

Si l’on s’en réfère au dictionnaire car on ne peut quand même pas tout savoir, le furet est défini comme un mustélidé domestique appartenant au genre Mustela (à ne confondre avec Nutella), dans lequel on trouve aussi la belette, l’hermine et le vison (qui ressemblent étrangement aux manteaux de vos grands-mères). Cette espèce a été, lit-on, domestiquée au cours du millénaire qui précéda l’arrivée de Jésus, puis utilisée pour la chasse aux rongeurs et autres lapins ainsi que pour sa fourrure (voir manteaux de grands-mères ci-dessus). Il est depuis fort apprécié comme animal de compagnie, et c’est là où je voulais en venir car l’un des autres meilleurs animal de compagnie de l’homme est le livre, et il était donc normal que cet animal serve de nom à l’une des plus belles librairies de France : le Furet du Nord. Je viendrai y fureter ce jeudi et j’espère vous y croiser de nouveau.
17 heures. Rencontre et dédicace. Furet du Nord, 15 place du général de Gaulle, 59002 Lille.

Mercredi 3 avril 2019.

Visite à Saint-Omer cet après-midi, dans mes chers Hauts-de-France. J’avais espéré une grande salle (ci-dessus) car je sais que vous serez nombreux, mais elle est, semble-t-il, déjà occupée. Finalement, nous nous retrouverons au théâtre de Saint-Omer, avec la bénédiction de la formidable librairie Alpha B. Amen.
17 heures. Rencontre au Théâtre de Saint Omer (Le Moulin à Café – Place Foch).18 heures 30. Dédicace.

À lire de A à Z.

Voici un brillant et jubilatoire petit abécédaire des objets du quotidien, de A comme ampoule à Z comme zapette, en passant pas B comme boule à neige, C comme cravate et P comme poubelle, dans laquelle on peut jeter une ampoule, une zapette, une boule à neige et un cravate. Petite mythologie des objets du quotidien* est à rapprocher du Nouveau Bréviaire pour une fin de siècle – méditation affectueuse sur des objets ordinaires de Masha Makeïeff paru au siècle dernier (en novembre 1998 pour être précis). Eric Libiot s’en donne à cœur joie à définir ces objets qui nous regardent et parvient à nous faire rire, nous instruire et nous faire changer de point de vue sur les choses et parfois leurs usages, ce qui, par ces temps de pensée unique, est remarquable.
*Petite mythologie des objets du quotidien, de Éric Libiot, éditions Harper Collins. En librairie depuis le 24 octobre 2018.

Samedi 30 mars 2019.

Une rencontre au salon des Marchands de Presse, porte de Versailles samedi dernier. Un courant qui passe. Une proposition. Une promesse. Et me voilà huit jours plus tard, enchanté et honoré, dans la Maison de la presse du formidable, passionné et passionnant Philippe Fournier, libraire, dont le nom à part l’orthographe n’a rien à voir avec celui de Jean-Louis Fournier, auteur, pour une rencontre/dédicace ensoleillée (on annonce soleil, 21°, ciel bleu). Elle aura lieu à Mérignac où naquit Nicolas Canteloup qui, lui, ne sera pas là.
À partir de 10 heures, Maison de la Presse de Mérignac Mondesir, 9 avenue du Maréchal Gallieni, 33700 Mérignac.